À propos de cette édition

Éditeur
Nord
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Paru dans
Nord 3
Pagination
139-142
Lieu
Sillery
Année de parution
1972

Résumé/Sommaire

La terre est une boule de neige, les derniers vivants se sont agités en vain sous la glace, puis tout a gelé, sous une neige de milliers d’années. Mais un jour, de longs cheveux rouges se dressent à l’horizon, et la banquise se fracasse « telle une vitre ». Une toute petite femme rouge pénètre par un des trous et se promène, faisant fondre la glace. Elle creuse et trouve un homme, qu’elle ressuscite. Il boit le feu de ses seins et devient rouge à son tour. Puis il casse la glace de ses poings. Mais il n’y a plus rien de vivant en dessous. L’homme découpe sur trois côtés la surface ronde de la sphère terrestre, l’étend à plat comme une couverture. La femme la caresse et elle devient une immense fourrure rouge. Ils y font l’amour. La femme prend les extrémités de la fourrure pour les nouer, et enlacés, l’homme et la femme s’enferment « pour l’éternité dans cette grande boule rouge ».

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Commentaires

Un texte qui tient plus de la poésie que de la prose, et dont le fantastique tient plus à l’écriture qu’à une quelconque intrigue. Glace et feu, blanc et rouge, mort et vie, homme et femme, ces couples présentés comme antithétiques servent de structure narrative. Le « Catherine » du titre fonctionne davantage comme une dédicace privée de l’auteur que comme un personnage, puisque la femme rouge n’a pas de nom. Mais elle est néanmoins la Femme, Salut ou Avenir de l’Homme (phrase assez souvent répétée dans les années 1970). Ce salut est cependant limité au couple, qui se referme sur lui-même. L’évocation d’une Terre redevenue boule de glace et d’éventuelles météorites (lecture possible, mais non nécessaire) venant y ramener le feu est davantage liée à la symbolique des éléments et à la symbolique amoureuse qu’à une spéculation climatologique reconnaissable comme telle. [ÉV]