À propos de cette édition

Résumé/Sommaire
Pour sa première enquête, le jeune policier Philippe Lacombe se voit confier la mission de faire la lumière sur des meurtres commis à proximité d’un bateau amarré à la Ronde, le Fatala. Bientôt, il se retrouve avec quatre morts inexpliquées sur les bras, qui auraient toutes eu lieu quand la vedette était attachée par un seul câble arrière. Or, c’est le cordage qui tue ceux qui ont le malheur de s’approcher du Fatala, Philippe étant à son tour pris au piège des torons assassins…
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Commentaires
Nouvelle brève, qui compte moins de six pages, « Le Fatala de Casius Sahbid » fait partie de ces textes qui auraient gagné à prendre davantage d’ampleur. En effet, l’enquête de Philippe est singulièrement courte : sitôt le mystère posé, il est résolu dans l’étonnante finale. De plus, il est dommage que le personnage du sergent, en proie à des appréhensions liées à son nouvel emploi, ne soit pas plus fouillé. Mais cette histoire gagne sans doute à être envisagée comme un récit d’atmosphère qui mise en premier lieu sur sa chute, par ailleurs bien trouvée.
L’écriture rythmée et précise de Carpentier (notamment le vocabulaire maritime) contribue en outre à étoffer l’impression d’irréalité (et de solitude aiguë) qui plane sur cette Ronde désertée. Le fantastique demeure à l’état d’esquisse, discret et feutré, s’alliant avec naturel au genre policier. Il est d’autant plus regrettable que cette intrigante plongée aux abords du Fatala soit aussi fugace. [AG]