À propos de cette édition

Résumé/Sommaire
Martial Miron Admiral marche depuis toujours en direction des montagnes qu’il voit à l’horizon, sans pourtant jamais les atteindre. Il rencontre quelques divinités mais rien ne le dissuade dans sa quête. Un jour, il se trouve face à un miroir et, s’y étant contemplé, retourne sur ses pas. Où il rencontrera un miroir…
Commentaires
Si ce n’était de l’apparition de ce miroir à la fin de la nouvelle, « L’Homme qui marche » se résumerait à une représentation de l’enfer. Il suffit de prendre en considération quelques détails. Le marcheur foule continuellement une herbe noire comme si elle était calcinée. Le mot “toujours” revient comme un leitmotiv, de même que l’expression “qu’il aille en enfer” utilisée par Martial. Enfin, celui-ci évoque le “paradis” en pensant aux montagnes.
Mais le miroir ajoute une autre dimension à la nouvelle. Là où les trois divinités – Abdul, la déesse aux cheveux rares et César – n’ont pas réussi à convaincre Martial d’arrêter ou de changer de direction, la simple présence d’un miroir y réussit. L’obligation de faire face à sa propre image apparaît comme la difficulté ultime à surmonter.
L’écriture, qui épouse le caractère répétitif des gestes de Martial, demeure avant tout fonctionnelle et utilitaire. Quant au texte lui-même, de peu d’envergure, il ne permet pas de se prononcer pour le moment sur l’avenir de Valérie Guéret comme écrivain. [CJ]
- Source : L'ASFFQ 1987, Le Passeur, p. 94-95.
Références
- Sernine, Daniel, Faerie 3, p. 44-45.