À propos de cette édition

Éditeur
Requiem
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Paru dans
Requiem 10
Pagination
8-9
Lieu
Longueuil
Année de parution
1976
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Les petits commerces déclinants de la rue Principale d’Amianteville font une place à un nouveau dépanneur, qui s’avère aussi peu achalandé que les boutiques décrépites du cordonnier Chausson ou du sellier Chaton. Pourtant, un parent de la nouvelle épicière acquiert au prix fort les mauvais manuscrits pondus par ces artisans désœuvrés, soi-disant pour un éditeur étatsunien. Une perquisition chez le dépanneur révèle que l’épicière n’était qu’un vulgaire robot, mais personne à Amianteville ne saura jamais que les textes négligés de Chausson et Chaton ont été recueillis pour être étudiés par des anthropologues extraterrestres…

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Commentaires

À ses débuts en écriture, Bélil fait déjà preuve d’une belle maîtrise de l’art du récit. Sa prose n’hésite pas à verser dans le scabreux pour souligner à quel point ses personnages sont ignobles et pathétiques, campés dans un cadre presque aussi crasseux et immonde qu’eux.

Ce qui pèche le plus dans ce conte, ce sont les rebondissements. Rien n’annonce que le cordonnier et le sellier écrivent en cachette. De même, c’est à peine si quelques indices incitent à soupçonner la véritable nature des émissaires d’une civilisation extraterrestre. Du coup, la visite du prétendu éditeur des États-Unis exauce une ambition que le lecteur apprend en même temps et la seconde révélation, en plus d’être un cliché que rien ne sauve de la platitude, est presque aussi gratuite, si bien que ces deux retournements ont l’air d’avoir été plaqués sur une histoire sans aucun rapport avec eux. Néanmoins, Bélil avait bien saisi les principes de la nouvelle et il lui resterait à les développer par la suite.  [JLT]