À propos de cette édition

Résumé/Sommaire
En se réveillant, l’époux d’une femme faisant une thèse sur la sorcellerie au Moyen Âge se sent mal, mais décide d’aller travailler. Durant le jour, son mal empire : l’homme se dessèche à mort, au point où, le soir venu, il est réduit en un tas de cendres. Son épouse en trouve les restes et sourit : ses hypothèses de recherche viennent d’être avérées.
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Commentaires
« Meurtre au troisième degré » est un récit banal sur un thème banal. Sa finale, annoncée dès l’incipit, est prévisible et banale. Les tournures de phrases sont enfantines et généralement maladroites – pour ne pas dire banales. C’est donc une petite nouvelle (1 page) globalement moyenne, sans surprises, retranchée dans des formulations sûres et sans originalité, au ton hésitant, comme les premières armes d’un auteur qui cherche encore sa voix autant que sa voie.
Il ne faut conséquemment pas lire cette nouvelle comme un achèvement – ce qu’une publication devrait pourtant être –, mais plutôt comme un exercice d’écriture, du type de ceux qui sont effectués lors d’ateliers d’écriture en groupes restreints. On s’y force à écrire, et c’est toujours un peu hésitant ; on s’y cherche, on réécrit, on recommence, et les versions d’un même texte s’accumulent, souvent au point où le produit fini n’a que peu à voir avec le premier jet.
Or, en lisant la nouvelle de Bélil, j’avais la désagréable impression de parcourir l’une des versions se trouvant au milieu de la pile des rejets – vous savez, celles qui commencent à être bonnes, mais qui ne le sont pas encore assez pour être envoyées à un comité éditorial ? Voilà. [MRG]